mardi 13 novembre 2007

Moquons-nous un peu de nous

On se moque souvent des Américains mais il ne se prive pas pour se moquer de nous. Je suis tombé par hasard sur ce sketch. Ca ma bien fait rire et ça ma donné envie de ressortir mon vieille album de MC Hammer.

oh-ho, oh-ho, u can’t touch this…

vendredi 9 novembre 2007

Israël-Palestine 2018

Un mouvement propose d’organiser la coupe du monde de football 2018 conjointement entre Israël et la Palestine. Le sport comme outil de réconciliation entre les peuples plutôt que comme objet d’affrontement entre nationalismes. L’idée est louable mais est-ce réalisable ? Pas dans l’immédiat, espérons que ce soit possible en 2018.

www.goal2018.org/


Le clip de promo est sypma.

mercredi 7 novembre 2007

Qui a tué Georges W. Bush ?

Personne ! Mais il y a pas mal de monde qui aimerait.


Scénario bien construit, intrigue plausible, images réelles et vraies fausses interviews, tels sont les ingrédients de ce film construit sous la forme d’un docu-fiction. Il raconte comment le Président Bush a été assassiné lors d’une conférence dans un grand hôtel de Chicago et échafaude l’hypothétique issue d’un tel événement. Plutôt réussi.



vendredi 2 novembre 2007

La loi des séries

Je ne sais pas si c’est juste une impression mais il me semble qu’il y a de plus en plus de séries à la télévision. Comment expliquer cet engouement ?

Après avoir entendu des amis et collègues parler de séries avec les yeux écarquillés et scintillants, trépidant d’impatience le jour de la prochaine diffusion, je me suis juré d’essayer. Si 50 minutes de télévision peuvent procurer un tel effet d’extase sur des personnes (apparemment) saines d’esprit, pourquoi pas sur moi ?

Le choix en matière de série est abondant, de l’extérieur elles ont toute l’aire plus passionnantes les une que les autres. Mais bon, c’est comme une barquette de fraises, c’est joli, ça sent bon mais y en a toujours une ou deux de pourries dans le fond. Donc, pour éviter les mauvaises surprises je me suis dit que j’allais commencer par les poids lourds, les trucs qui cartonnent vraiment, bref, les séries appelées à devenir culte, celles qui me permettront de dire à mes petits enfants : « ça passait déjà à la télé quand j’étais jeune ». Mon choix se porte donc sur Les Experts, 24h Chrono et… Desperate Housewives (je sais, c’est pour les gonzesses mais j’essaye quand même).

C’est parti, première partie d’un nouvel épisode de 24h Chrono. Des terroristes qui haïssent l'Amérique n’ont pas seulement des dizaines de litres d’un gaze mortel capable d’exterminer la population de la côte est des Etats-Unis mais aussi une bonne quarantaine d’hottages, femmes et enfants compris. Pour les sauver, il n’y a qu’un seul homme. Le président et ses hommes sont trop incompétents et embrouillés dans des querelles internes incompréhensibles (si seulement j’avais regardé la saison précédente…). Après une demi heure le héro se retrouve avec un flingue braqué entre les deux yeux, et là… coupure pub. Hou la la, je suis pétrifié par le suspens, que va-t-il arriver au gentil, va-t-il mourir ?… alors qu’il reste une bonne vingtaine d’épisode. En plus il y a la pub pour le four Zug avec Martina Hingis. Vite, la télécommande !

Le Experts, là au moins à chaque épisode une nouvelle histoire. Ca commence par un meurtre à la sortie d’une boite de nuit. Une call girl est retrouvée poignardée et il n’y a pas d’indice. En tout cas pas pour le pauvre flic lambda. C’est là que débarque les « experts » armés de tout un attirail « scientifique », rayon UV, Lasers et autres artifices tout droit sortis du chapeau d’un magicien. Résultat des analyses : une éraflure contre un mur. Pas possible ! Mais ces braves policiers ne se contentent pas de relever des indices et de les examiner. Ils enquêtent, ils interrogent les suspects, ils font des poursuites en voiture (juste pour la frime) et arrêtent les coupables, tout ça en moins de temps qu’il n'en faut pour dire « vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous… ». Je zappe à nouveau.

Dernière essai : Desperate Housewives. Là au moins c’est pour les filles (enfin, c’est ce que je coyais) je m’attends donc à plus de sensibilité et d’émotion. En effet, les sentiments exaltés dégoulinent de tous les côtés. Cependant, j’avoue avoir de la peine à suivre : adultère, dépression, crise de nerfs, problèmes sociaux et identitaires en tout genre et au milieux de ce chaos émotionnel la question primordiale que se pose l'une des héroïnes de la série : comment s’habiller comme une pute sans passer pour une pute ? Woaw, des trucs comme ça, ça vous scotch au plafond.

Bon, c’est vrai, je ne suis pas tendre avec toutes ces séries. C’est peut être parce que j’ai la nostalgie des Mac Giver et autres Agence Tous Risques de mon enfance...

mardi 30 octobre 2007

"all work and no play makes jack a dull boy"

Le week-end est encore loin mais voici quelques petites suggestions pô chères pour la fin de semaine pour nous autres pôvres petits étudiants accablés de travail :


Jeudi soir le Genève-Servette Hockey Club propose une soirée spéciale étudiants à l’occasion du match contre les Kloten Flyers. Places en tribune pour 10 boules au lieu de 25, sur présentation d’une carte d’étudiant. C’est tout ça d’économiser pour une bière et un hot dog. Patinoire des Vernets (à deux pas de l’uni), coup d’envoi 19h45.

www.gshc.ch/


Plein de concerts à Letage ce vendredi (dès 21h, 12.-) et une soirée electro samedi (dès 22h, 5.-). L’ambiance est détendue et les consos ne sont pas chères. Mais : pas de baskets blanches! Non pas parce que vous risqueriez de ne pas rentrer mais parce qu’elles risqueraient de ne plus être très blanches en sortant.

http://www.letage.ch//


C’est aussi le dernier week-end du festival Cinéma Tout Ecran avec de nombreux filmes pour tous les goûts. 10.- la séance pour les étudiants.

www.cinema-tout-ecran.ch/


Si après ça vous passez votre week-end devant la télé je ne peut plus rien faire pour vous…

dimanche 28 octobre 2007

Internet, anonymat, violence verbale et vol d’identité

Dans son édition de vendredi dernier, le Temps consacre un article à la violence liée à l’anonymat sur Internet. Sur les blogs et les chats de nombreux internautes se permettent une violence verbale sans précédent. Sous couvert d’un pseudonyme de nombreux lieux de débat deviennent des exutoires aux pulsions haineuses et colériques de certains.

Faut-il supprimer l’anonymat qu’Internet offre aux blogeurs ? La question est polémique mais certains gouvernements européens y songent sérieusement. Pourtant ne croyez pas que l’anonymat est absolu. Il existe en effet de nombreux moyens de retrouver l’identité d’un internaute ; mais il existe également des programmes permettant de brouiller les pistes.

Je n’ai jamais porté beaucoup d’attention à mon anonymat sur Internet. Je ne suis pas un adepte des chats et des forums, ni d’Internet en général et lorsque je dis ou met quelque chose en ligne, divulguer mon identité ne me pose pas de problème particulier. J’estime que cela est une manière d’assumer ce que l’on dit et ce que l’on diffuse. Suis-je naïf ? Bien sûr, je ne vais pas mettre mon adresse postale, email ou nom numéro de téléphone n’importe où. Mais qui peut bien en avoir quelque chose à foutre de toute façon ? Je ne parle évidement par de mon numéro carte de crédit.

Pourtant, je me souviens d’une pub dans le métro de New York qui m’avait surpris mais à laquelle je n’avais pas prêté grande attention. L’affiche mettait en garde contre le vol d’identité, notamment sur le web. A l’évidence c’est une pratique largement répandue, en particulier dans les grands centres urbains occidentaux. Les risques vont de l’utilisation d’informations personnels à des fins marketing ou publicitaire jusqu’à l’arnaque pour vider votre compte en banque. Ne soyons pas parano pour autant, avec quelques mesures simples et un peu de bon sens on est relativement à l’abri d’une mauvaise surprise, même si l’on donne son identité.
Mais alors, pourquoi la plupart des internautes veulent-ils être anonyme ? Ont-ils des choses à cacher, ont-ils tout simplement peur de personnes mal intentionnées… ?

lundi 22 octobre 2007

Le chef des moutons brille dans la presse internationale

En ce lendemain d’élection je suis au boulot et je profite de ne pas avoir beaucoup de travail pour lire les journaux sur le web (en faisant bien sûr semblent d’être débordé. C’est tout un art). Voici un petit tour non exhaustif de ce qu’il se raconte dans quelques quotidiens étrangers.


La vedette est de loin notre tribun national, eh oui, vous l’avez reconnu, notre cher Christophe. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung titre «Wahlsieger Blocher» (Blocher le vainqueur des élections) et le Time lui accorde même une biographie, rappelant que ce se brave Cri-cri se compare à Winkelried (héro suisse qui se sacrifia pour la liberté de sa communauté en s’empalant sur les lances de l’ennemi pour créer une brèche, lors de la bataille de Sempach en 1386). Si, si, c’est pas une blague. Passons.

L’image raciste et xénophobe de la Suisse et de ses citoyens fait un peu moins sourire. «'Racist' campaign pays off in Swiss poll » titre The Independent. Je souligne tout de même que le mot « racist » est entre guillemets (ouf, tout n’est peut être pas perdu). Le Washington Post lui ne s’embarrasse pas de guillements : « Anti-Immigrant Party Gains In Swiss Vote ».

Le New York Times, lui, revient, outre sur Cri-cri est ses potes fachos, sur le fait que Ricardo Lumengo est la première personne de couleur élue au Parlement (Avouez que là je vous apprend un truc). Il relève également que la population suisse compte quelques 1,6 million d’étrangers.

La désormais célèbre affiche du « mouton noir » était aussi largement reprise et critiquée, à raison.

A noter que la presse anglo-saxonne utilise les termes « Swiss People's Party » pour UDC. Elle traduit donc de l’allemand Schweitzerische Volkspatei, qui est beaucoup moins trompeur que le très lisse Union Démocratique du Centre, pour la version française.

Bref, malgré cette image peu flatteuse de notre beau pays je ne t’en veux pas Cri-cri. T’as beau être le chef des moutons, la Suisse c’est bien plus qu’une image ou un slogan sur une affiche, et ce n’est pas une croix sur un passeport, aussi blanche fut-elle, qui fait un citoyen responsable.